CONTEXTE D’INTERVENTION

Aujourd’hui, plus qu’hier, l’orientation cristallise une forte attente sociétale. Il est en effet attendu de la vie professionnelle qu’elle offre à l’individu non seulement un moyen de subsistance, mais aussi de réalisation de soi. Dès lors, le processus d’orientation se structure autour de la recherche d’une vocation professionnelle.

 

Parallèlement, les chiffres publiés sur l’orientation sont peu satisfaisants : 9 jeunes sur 10 souhaitent être mieux accompagnés dans leur orientation. 50% des étudiants, lors de leur dernière année d’étude, ne savent pas ce qu’ils veulent faire. Près d’un étudiant sur trois regrette ses choix d’orientation. En 2018, 98 000 jeunes étaient recensés en situation de décrochage scolaire. Ces décrochages scolaires au collège, au lycée, comme à l’université, ont souvent pour cause une mauvaise orientation.

 

A cela s’ajoutent des inégalités sociales et territoriales importantes. Disposant de moins de ressources extérieures, les jeunes issus des quartiers et des milieux sociaux les moins favorisés sont particulièrement sujets à l’orientation passive ou subie, ce qui mène à une importante différenciation des trajectoires sociales.

 

Enfin, on demande aux lycéens de faire des choix importants dès la seconde (matières de spécialités, matières optionnelles) et d’argumenter son choix d’orientation au moment de Parcoursup. Ces étapes, ce projet d’orientation doivent être préparés bien en amont.

 

L’orientation est encore le « parent pauvre » de l’éducation, pourtant il s’agit d’un enjeu majeur. Il mérite la mise en place d’une véritable éducation à l’orientation, en particulier pour les élèves les plus fragiles.

 

Fort de ces enjeux il est impératif d’agir, de proposer, d’innover et de fédérer toutes les parties prenantes pour aider les jeunes à choisir et construire un projet qui leur ressemble.